Depuis plusieurs mois, le CHU de Dijon est au bord de la faillite. Pour financer des travaux colossaux destinés à la construction d'un immense hôpital et d'un plateau technique à la pointe du progrès, il a emprunté. Résultat : un déficit cumulé de 41 millions d'euros sur une dette de 380 millions d'euros.
L'ARS (Agence régionale de santé) et l'État le contraignent désormais à régler ses dettes sous peine de mise sous tutelle et lui imposent un véritable plan d'austérité, pudiquement appelé plan de retour à l'équilibre.
Et ça ne pouvait pas plus mal tomber. En effet la plupart des services viennent de déménager dans le nouvel hôpital, des déménagements sont encore en cours, l'activité a donc chuté dans la plupart des services, ne générant pas les recettes escomptées.
Il faut dire que, comme tous les hôpitaux, le CHU de Dijon est soumis à la politique de rentabilisation du travail hospitalier, qui consiste à essayer de faire payer les soins aux clients rentables au moyen de la T2A (tarification à l'acte), qui pourrit depuis des années la vie du personnel.