Les Européens se sont montrés divisés mardi 14 mai à Bruxelles sur l'implication des déposants au-delà de 100 000 euros dans le renflouement des banques en difficultés.
Les ministres des finances des Vingt-Sept étaient appelés à se prononcer sur la hiérarchie des créanciers qui seraient sollicités en cas de faillite bancaire.
Il s'agit d'un des aspects importants de la future directive sur la résolution des crises bancaires, l'un des piliers de l'union bancaire que les Européens sont en train de mettre sur pied. L'idée est de mettre en place un système de "bail-in", pour que les banques soient renflouées par des fonds privés, en particulier par leurs créanciers et leurs actionnaires, par opposition au "bail-out", qui prévoit l'injection de fonds publics, et donc l'argent des contribuables.