A la dérive depuis plusieurs semaines, le transporteur de Pont-de-Buis Transéo (52 salariés) a été placé ce matin en redressement judiciaire, avec une période d'observation de deux mois. Une trentaine de chauffeurs sont en grève illimitée.
Le P-DG de Transéo René Legrand a déposé le bilan mercredi devant le greffe du tribunal de commerce de Quimper. Et ce vendredi, les juges ont placé la société en redressement judiciaire, avec une période d'observation de deux mois.
Un administrateur judiciaire, Maître Dolley, a été désigné.
Salaires impayés, défaut de contrôle technique
Cette issue semblait inéluctable au regard des nombreux dysfonctionnements relayés par les chauffeurs ces dernières semaines concernant le paiement des salaires, l'incapacité à s'approvisionner en carburant ou à franchir les péages, mais aussi le défaut de contrôle technique ou administratif des camions, dont certains n'ont même plus de marche-pied pour accéder aux cabines.