Le classement international Pisa sur les performances des élèves, où la France recule, inquiète la presse française qui y voit un véritable signal d'alarme.
Le recul français dans le classement international Pisa sur les performances des élèves de 15 ans alarme la presse qui y voit une "faillite" du modèle républicain. L'Allemagne avait connu son "Pisa Schock" en 2001. La France est à son tour secouée par le "choc Pisa" ressenti jusque dans les éditoriaux de mercredi 4 décembre.
L'école française "ne fait qu'amplifier les inégalités sociales"
"Non seulement la France recule si l'on prend en compte les critères académiques, mais, plus grave encore, son école ne fait qu'amplifier les inégalités sociales", constate François Sergent dans Libération, y voyant "une mise en cause fondamentale des principes mêmes de la République".
"Une claque, une débâcle, un naufrage ? Le système scolaire français va de mal en pis depuis longtemps, et l'étude Pisa de l'OCDE vient de le souligner, au stylo rouge", commente, cinglant, Yves Thréard dans Le Figaro. Et le quotidien conservateur de fustiger "notre fameux modèle républicain, qui faisait naguère notre fierté" et qui "est usé, inadapté, ruiné par des années d'aveuglement, de bricolage et de prise d'otage par des syndicats tout-puissants".
Un "constat de faillite"
"Désormais, le mythe de l'école de la République repose sur un mensonge. Là où il fut jadis question d'apporter les lumières de la connaissance au bon peuple, il s'agit d'abord aujourd'hui de former une élite. Quitte à laisser un nombre de plus en plus important de gamins au bord de chemin. Les fameux 'décrocheurs'", analyse Philippe Marcacci dans L'Est républicain.
"Pour l'école de Jules Ferry qui se veut celle de tous et pour tous, ce caractère inégalitaire de l'Education nationale est bien le vrai échec majeur aujourd'hui", souligne Daniel Muraz dans Le Courrier picard. "Cette édition 2013 de Pisa est un constat de faillite", résume Philippe Waucampt du Républicain lorrain.
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