
En redressement judiciaire, le tribunal privilégie la poursuite de l'activité, l'emploi et le paiement des créanciers, laissant les actionnaires en dernière position. Lors d'un plan de cession, le prix versé par le repreneur sert à désintéresser les créanciers ; les titres restent attachés à la coquille cédée, qui part ensuite en liquidation, sans valeur.
Un exemple récent illustre ce mécanisme : le 1er septembre 2026, le tribunal de commerce de Rouen a validé la cession totale d'une SARL industrielle placée en redressement en mars 2025. Les associés n'ont aucun droit de veto sur le choix du repreneur.