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Duralex : trois offres de reprise déposées avant le 17 septembre

Duralex : trois offres de reprise déposées avant le 17 septembre

Par : ProcédureCollective11 sept. 2026
Trois candidats, dont un fonds hongkongais, ont déposé une offre pour reprendre Duralex, verrerie du Loiret employant 243 salariés, avant l'audience du tribunal de commerce d'Orléans le 17 septembre.

La verrerie Duralex de La Chapelle-Saint-Mesmin, dans le Loiret, a été placée en redressement judiciaire le 1er juin 2026, pour la cinquième fois de son histoire. Le tribunal de commerce d'Orléans examinera les dossiers de reprise lors d'une audience le 17 septembre. Les candidats avaient jusqu'au vendredi 11 septembre à midi pour se manifester. Duralex emploie 243 salariés.

Le groupe Carlesimo, holding stéphanoise spécialisée dans la fonderie et la transformation des métaux, a déposé un nouveau dossier. L'entrepreneur Cédric Meston, à la tête du groupe Revive, a fait de même. Les deux dirigeants ont rencontré le comité social et économique jeudi 10 septembre. Aucune de ces offres n'est une Scop.

Deux offres industrielles

Carlesimo s'était déjà positionné en 2024. Le tribunal l'avait écarté. Cédric Meston, ancien cofondateur d'HappyVore, a repris Tupperware en mars dernier. Il avait aussi porté un projet de reprise en Scop pour l'usine Brandt de Saint-Jean-de-la-Ruelle, écarté par le tribunal des activités économiques de Nanterre. Selon une source proche du dossier, les deux offres actuelles prévoient de conserver entre 130 et 140 emplois, soit environ la moitié de l'effectif actuel.

La société hongkongaise AA Investments, fonds de gestion d'actifs, a elle aussi déposé une offre. Une source syndicale affirme que seuls trois postes seraient maintenus. Les syndicats restent inquiets. Le député du Loiret Emmanuel Duplessy juge qu'un tel scénario serait « une catastrophe, un très mauvais signal ». Il estime les deux autres offres plutôt rassurantes, portées par des industriels qui se projettent sur le site.

Un four à moderniser

Le vice-président de la Région Centre-Val de Loire, David Jacquet, insiste sur le maintien de la production sur place. Il redoute une délocalisation de la marque. Selon lui, le modèle viable suppose de moderniser le four, de relancer quatre lignes de production contre une seule aujourd'hui, et de réduire les effectifs.

Les aides seront plus limitées. Le futur repreneur devra remplacer le four avant 2030, un investissement qui avait coûté plus de 10 millions d'euros en 2017. En 2024, Orléans Métropole avait acquis le site pour 5,6 millions d'euros, tandis que la Région avait avancé un million d'euros et garanti la moitié des prêts bancaires. Des dispositifs comme le Cap transition régional restent toutefois mobilisables. Emmanuel Duplessy évoque par ailleurs des discussions avec l'État autour des fonds de décarbonation industrielle.

L'ancien directeur général François Marciano, licencié après avoir porté le projet de Scop retenu en 2024, envisageait de déposer une nouvelle offre. Il y a finalement renoncé, selon son avocat, mais a saisi les prud'hommes pour contester son éviction. Le délégué syndical CGT François Dufranne doute de la viabilité à long terme des offres de Carlesimo et Cédric Meston. Il évoque une entreprise en sureffectif mais en sous-production, un four à changer et une taxe carbone de 1,8 million d'euros à régler. La CFDT et Force ouvrière attendent la clôture du dossier avant de réagir.

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