
La cessation des paiements se caractérise lorsque l'actif disponible ne permet plus de couvrir le passif exigible, une appréciation que la Cour de cassation contrôle strictement à partir des pièces comptables. Des réserves de crédit ou moratoires prouvés par écrit peuvent toutefois écarter cette qualification.
Passé ce constat, l'article L. 631-4 du code de commerce impose au débiteur de solliciter l'ouverture d'un redressement judiciaire dans les 45 jours, sauf s'il engage entre-temps une procédure de conciliation. La date retenue conditionne la validité des actes antérieurs et expose le dirigeant à des sanctions en cas de déclaration tardive ou erronée.