Le fabricant de car en France, Carrier, qui emploie 181 personnes à Alençon, est en vente à la suite d'un redressement judiciaire, a-t-on appris jeudi auprès de la direction.
«C'est la décision de l'administrateur judiciaire. Les repreneurs potentiels ont jusqu'au 17 janvier pour déposer leurs offres. Le tribunal de commerce tiendra une audience le 20 janvier», a indiqué à l'AFP Sophie Du Merle, la directrice du site.
Le fabricant de cars scolaires avait été placé en redressement judiciaire le 4 novembre. Mais la maison mère, le groupe vendéen Fast Concept Car, a depuis «refusé de réinjecter de l'argent», selon Mickaël Pellerin, délégué CGT du site.
Redressement judiciaire
Interrogée sur l'origine des difficultés de l'entreprise, Mme Du Merle a évoqué des problèmes de «productivité» sur de nouveaux modèles. Elle n'a pas souhaité en dire plus.
«On a lancé deux nouveaux modèles à même pas un an d'intervalle alors que, normalement, il faut deux ans pour rôder un nouveau modèle. Et on s'est retrouvé avec un modèle qui passait pas au niveau des normes européennes et qu'il a fallu refaire», a déclaré M. Pellerin.
Selon la CGT, la société affiche sept millions d'euros de perte sur deux ans. Selon le syndicat, Carrier tournait avec une centaine d'intérimaires en plus de ses 181 salariés.