Dans un contexte économique difficile, où les défaillances d'entreprises se multiplient, Marc Ladreit de Lacharrière, avocat en droit des affaires, explique les tenants et les aboutissants d’une liquidation judiciaire.
« C’est l’arrêt total de l’activité, comme un décès pour une personne physique. Il n’y a qu’un tribunal qui peut prononcer la liquidation judiciaire de la société X, selon deux critères. Le premier, c’est qu’il y ait un état de cessation des paiements, c’est-à-dire que vous avez des dettes salariales, d’Urssaf, d’impôts, qui sont devenues exigibles et que votre actif disponible, ce que vous avez en banque, ne permet pas d’y faire face. Le deuxième critère, si votre actif disponible permet de faire face à vos dettes, y a-t-il une chance de survie ? Par exemple, une petite épicerie qui a 100 000 euros de dettes, fait 80 000 euros de chiffre d’affaires et 3 000 euros de bénéfices, c’est mort… Le juge va dire que votre redressement est manifestement impossible et prononcer la liquidation judiciaire. »