À Sallaumines, dans le Pas-de-Calais, l’entreprise Durisotti vient de demander son placement en redressement judiciaire et envisage le licenciement d’une soixantaine de salariés.
Mais la société d’aménagement de véhicules utilitaires n’est pas seulement victime de la crise de l’automobile : la CGT dénonce une stratégie de prédation, menée par les actuels dirigeants du groupe.
« On a l’impression que notre usine est une charogne sur laquelle les repreneurs se ruent les uns après les autres pour se disputer le peu de chair qui reste », illustre Jean-Noël Potez, délégué syndical CGT de Durisotti à Sallaumines, près de Lens. Une image terrible, qui résume assez bien l’histoire récente de cette société d’aménagement de véhicules utilitaires.