Minelli, Bouchara, Jennyfer, IKKS… les enseignes en difficulté sont de plus en plus nombreuses. Alors que, depuis début 2023, le commerce de détail a perdu 24 000 emplois, les rues désertées et les vitrines barbouillées de blanc des marques en liquidation nourrissent un sentiment d’abandon.
Dans les trois principales artères commerçantes du centre-ville de Melun, les affichettes « à louer » des agents immobiliers se multiplient sur les vitrines à l’abandon. Pas un jour ne passe sans que les clientes de Béatrice Jalbert, la gérante du magasin de vêtements Esprit de femme, situé rue du Général-de-Gaulle, ne lui parlent, inquiètes, « de toutes ces boutiques qui ferment » et des « difficultés pour se garer ».
« Les gens vont acheter dans les centres commerciaux et sur Internet. Et après, ils se plaignent qu’il n’y a plus de commerces de proximité », se désole la commerçante.