En six ans, le groupe ACI, présenté comme un sauveur de sites industriels français, se retrouve devant les juges à Lyon. Comment son modèle de rachats en série a-t-il précipité des usines entières vers la liquidation et laissé des centaines d’emplois en suspens ?
En quelques mois, un groupe industriel présenté comme un champion de la relocalisation a vu sa holding placée en liquidation judiciaire par le Tribunal des activités économiques de Lyon, pendant que ses anciennes usines tombaient en cascade en redressement ou en fermeture, comme Lidl. Derrière cette mécanique, un montage de rachats en série, des financements fantômes et des soupçons de "flux anormaux de trésorerie" qui intéressent désormais la justice pénale.